Final Fight 2 - Super Nintendo
Sorti en 1993 en exclusivité sur la Super Nintendo, Final Fight 2 marque une étape cruciale dans l'histoire de la 16-bits. Plus qu'une simple suite, c'est la réponse de Capcom aux attentes d'une communauté de joueurs exigeante.
Pour comprendre l'importance de ce titre, il faut revenir au lancement de la Super Nintendo. Le premier Final Fight, bien qu'impressionnant visuellement, avait déçu par l'absence d'un mode deux joueurs et la suppression du personnage Guy. Capcom a entendu les critiques et a conçu cet épisode directement pour la console de salon, sans passer par la case Arcade.
Cette approche a permis d'optimiser le moteur du jeu pour les capacités spécifiques de la SNES. Le résultat est immédiat : la fluidité est exemplaire et, pour la première fois sur cette plateforme, deux joueurs peuvent s'unir pour nettoyer les rues. Cette fonctionnalité, essentielle au genre, a propulsé le jeu au rang de classique instantané dans les foyers français des années 90.
Contrairement au premier opus qui se déroulait uniquement à Metro City, cette suite nous emmène dans un périple international. On traverse l'Europe et l'Asie, affrontant les membres du gang Mad Gear qui tentent de renaître de leurs cendres. Ce dépaysement apporte une variété graphique bienvenue, avec des stages aux ambiances marquées.
L'un des plus grands atouts de Final Fight 2 est sans conteste l'introduction de Maki Genryusai. En l'absence de Guy, Maki reprend le flambeau avec un style de combat basé sur la rapidité et l'agilité. Elle utilise des techniques de Bushin-ryu Ninjutsu qui la différencient radicalement des personnages plus lourds.
Maki n'est pas qu'un simple substitut. Son design iconique et ses attaques aériennes dévastatrices ont fait d'elle l'une des favorites des fans. Elle incarne la technicité : savoir gérer ses déplacements et ses combos est la clé pour survivre aux niveaux supérieurs. Sa présence a également permis d'ouvrir la licence à une plus grande diversité de styles de jeu.
Le maire catcheur, Mike Haggar, fait son grand retour avec une panoplie de coups toujours aussi spectaculaire. Dans cet épisode, son rôle est d'autant plus symbolique qu'il doit sauver la famille de son ami Guy. Haggar reste le choix de prédilection pour ceux qui préfèrent les projections de puissance et le corps-à-corps violent.
Son célèbre pile driver est plus gratifiant que jamais. La sensation d'impact lors des prises est renforcée par un travail sonore soigné, typique des productions Capcom de l'époque. Accompagné de Carlos Miyamoto, un épéiste sud-américain aux racines japonaises, le trio propose un équilibre parfait entre force brute, rapidité et polyvalence.
En 1993, la guerre des consoles 16-bits fait rage. Sega avec Streets of Rage 2 a placé la barre très haut. Capcom se devait de réagir techniquement. Final Fight 2 exploite à merveille la palette de couleurs de la Super Nintendo, offrant des sprites larges et détaillés qui ne souffrent que de très peu de clignotements, même avec plusieurs ennemis à l'écran.
Le gameplay, bien que classique, a été affiné. La réactivité des contrôles est exemplaire. Le système de bonus stages, où l'on doit détruire une voiture ou des barils, est bien présent pour ponctuer l'action. C'est cette recette éprouvée, mais sublimée par une réalisation sans faille, qui fait de ce titre une référence absolue du genre sur la console de Nintendo.
Le scénario de Final Fight 2 nous fait voyager comme rarement dans un Beat 'em Up de cette époque. Chaque stage représente un pays différent. On commence à Hong Kong avant de s'envoler pour la France, la Hollande, l'Angleterre, l'Italie et enfin le Japon. Cette structure donne au jeu une dimension épique, transformant une simple bagarre de rue en une traque mondiale contre le crime organisé.
En France, les joueurs reconnaîtront des décors inspirés de Lyon et ses environs, un clin d'œil sympathique qui renforçait l'attrait du jeu en Europe. Les boss de fin de niveau sont eux aussi mémorables. On pense notamment au retour de Rolento, l'ancien militaire de Mad Gear, dont la zone de combat et les mouvements acrobatiques demandent une stratégie bien précise pour être vaincu. La difficulté est d'ailleurs mieux dosée que dans le premier épisode, offrant un défi corsé mais jamais injuste.
Acheter ce jeu en occasion aujourd'hui, c'est s'assurer des heures de plaisir en coopération locale. Rien ne remplace la sensation de nettoyer un niveau avec un ami sur un écran cathodique. La version SNES de Final Fight 2 a su conserver son aura de "must-have" au fil des décennies, car elle représente le sommet du savoir-faire de Capcom en matière de jeux d'action 2D domestiques avant le passage à la 32-bits.
Pour les amateurs de rétrogaming, Final Fight 2 possède une valeur particulière. C'est une exclusivité console qui n'a jamais eu de version Arcade. Cela en fait un titre pensé pour être terminé et rejoué chez soi, avec des options de difficulté réglables et des codes secrets pour débloquer des vies supplémentaires ou changer les couleurs des personnages.
Sur 2xmoinscher, nous voyons passer des exemplaires de ce jeu qui témoignent de l'attachement des joueurs. Que ce soit en version loose (cartouche seule) pour les joueurs ou en version complète (boîte et notice) pour les collectionneurs pointus, la demande reste forte. La robustesse des cartouches Super Nintendo permet encore aujourd'hui de profiter de l'expérience originale sans les temps de chargement des émulateurs modernes.
En conclusion, cet épisode est le trait d'union parfait entre l'arcade brute et le confort d'une console de salon. Il a prouvé que la Super Nintendo pouvait gérer des Beat 'em Up de haute volée sans faire de compromis sur le multijoueur. Un titre essentiel à posséder pour tout possesseur de la légendaire console grise.